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Il6 MARGUERITE D'AUTRICHE « telle belle thoele, lesquelles usent les angels en paradis, « pour leur abillement. » Maximilien mourut en 1519. C'est alors que, parles soins de Marguerite d'Autriche, Charles-Quint fut pro- clamé empereur, et que commença la terrible rivalité de Charles-Quint et François I er . On a reproché bien souvent à Marguerite d'avoir pris le parti de son neveu contre la France ; elle ne pouvait guère faire autrement ; toutefois il ne faut méconnaître ni son bon cœur ni ses sentiments. Le fait suivant, déjà bien connu, mais que nous tenons à mettre encore plus en relief, servira à bien faire apprécier son véritable caractère. Après la bataille de Pavie en 1525, où François I er fut fait prisonnier, le funeste traité de Madrid fut conclu en 1526. Le roi dut laisser à son rival ses deux jeunes enfants en otage. Malgré ce sacrifice, François I er , après avoir embrassé en pleurant ses deux fils, François et Henri dont l'aîné avait douze ans et qui lui furent amenés en bateau sur la Bidassoa s'était empressé de rentrer dans son royaume, le cœur plein de haine et de vengeance contre Charles-Quint. La guerre allait recommencer, mais grâce à l'interven- tion de Marguerite d'Autriche, de Louise de Savoie, mère de François Ief et de la reine de Navarre, sa sœur, un traité de paix fut conclu à Cambrai, le I er août 1529, paix bien connue sous le nom de Paix des Dames. Une vieille chronique donne les détails suivants sur leuf entrevue (9). (9) •••glay, page 197, tom. I « ,