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    LETTRES            INEDITES          DE      GVICHENOCf^
                       Communiquées par M. Guigue.




         A Blondeur, Monsieur du Bouchet, etc., à Paris.

           Monsieur,

    Je seray toujours très satisfait quand les choses que je vous
 envoie de Coligny vous contenteront. Je vous asseure que je ne
 m'en reserveray quoy que ce soit affin que vostre pièce en soit
 plus belle. A cette condition pourtant s'il vous plaist, d'une r e -
 connaissance publique pour ce qui sera venu de moy comme vous
 m'avés toujours fait espérer. Vous êtes trop généreux pour me
 refuser cela que tous les curieux se doyvent les uns aux autres.
    Je vous envoyé une très belle preuve de l'alliance du seigneur
 de Thoire avec Alix de Coligny tirée de la Chambre des comptes
 de Grenoble de l'an '1228 , et un extrait d'un certain titre pour
 Etienne de Coligny, seigneur d'Andelot, qui sert pour montrer
 qu'Humbert de Chambre , chevalier, seigneur de Montdidier es-
 toit son vassal. Je l'ay treuvé aussy à Grenoble. Il est de l'an 1274.
 Je eroys que la pièce ne vous sera pas inutile.
   J'ay escrit à Portos pour avoir extrait du litre de Guichard,
 seigneur d'Anthon où il se dit fils de la fille de Gaucher de
 Coligny.
    Si vous avés besoin d'une bulle du pape Grégoire laquelle
 confirme un accord fait entre Guillaume de Coligny, chanoine de
Lyon (duquel parle l'obituaire de la dite Eglise de Lyon) et les
 Chartreux de Meyria en Bugey touchant les dixmes d'Espières et
de Rosières, je vous la feray tenir. Elle m'est tombée entre les
mains escrivant en un procès pour lesdlts Chartreux.
    Vous recevrés aussi l'extrait de la chronique Ms de Savoie que
je vous avois promis icy. Vous pourras dire en assurance que
l'original de la dite chronique est entre mes mains.
   Quant à Seillofl, la maladie du prieur m'a ostc le moyen de
tenir parole. Ce sera au plustôt, tenés le pour certain.
   Je vous rends grâces de ce que vous m'avés envoyé de Villars.
J'en avois tout autant. Souvenés vous des mémoires de la ville
et château deMontrevel; j'en ai besoin.
   J'escris à monsieur Justel et luy offre tout ce que j'ay de la
Tour du Pin. La grandeur et beauté de son entreprise m'a sur-
monté. Ce seroit dommage qu'une si belle pièce parût imparfaite.
Je m'asseure qu'il ne sera pas marry de ce petit secours et de
changer d'advis en quelques points. Je luy fourniray quatre gé-