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202 ETUDE SCR LES TABLES CLAUMENNES.
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Seconde colonne.
« Le divin Auguste et mon oncle Tibère César ont
voulu que toute la fleur des colonies et des municipes,
c'est-Ã -dire que les hommes les meilleurs et les plus ri-
ches fussent admis dans le*Sénat. Mais quoi donc? Est-ce
qu'un sénateur italien n'est pas préférable à un étranger?
Ce que je pense sur ce point, je le montrerai, si cette par-
tie de ma proposition comme censeur est approuvée; mais
je ne pense pas qu'on doive exclure du Sénat les habi-
tants des provinces, s'ils peuvent lui faire honneur. Il y
a longtemps que la très-illustre et très-puissante colonie
de Vienne fournit des membres au Sénat. N'est-ce pas
de cette colonie qu'est venu, parmi plusieurs, Vestinus,
ornement de l'ordre des chevaliers, mon intime ami, et
que je garde aujourd'hui pour mes propres affaires ? Je
vous en prie, honorez ses fils des premières fonctions du
sacerdoce, pour qu'ils puissent, avec les années, avancer
dans les dignités. Je tairai le nom abject de ce tyran dé-
testé, qui, prodigue dans l'art de la palestrique, fit entrer
le consulat dans sa maison avant même que sa colonie
eût obtenu solidement le bénéfice de cité romaine ; je pour-
rais dire même chose de son frère qu'un malheur, dont il
était innocent, a rendu incapable d'entrer au Sénat.
o Mais il est temps, Tibère César Germanicus, de décou-
vrir aux Pères Conscrits à quoi tend ce.discours, car tu
es parvenu aux dernières limites de la Gaule narbon-
naise.
« Tous ces illustres jeunes hommes que j'aperçois,