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110 POÉSIE.
Que la senteur agreste est donc enchanteresse !
Sur le front elle passe ainsi qu'une caresse,
Fraîcheur des bois et des vallons !
Trop heureux habitants des rustiques asiles,
Buvez l'air embaumé loin du tracas des villes !..
Mais parle à ton tour, pâtre, allons !..
* — Parler ! je ne sais rien, que chérir ma montagne! •
J'ai vingt ans, et je rêve une douée compagne,
Pour aimer mon pays à deux !
Ce sera le trésor de notre humble chaumière.
Je Terrai le beau ciel, inondé de lumière,
Se refléter dans ses yeux bleus !
« —Mais je dis : j'ai vingt ans, et bientôt la pa-.-'ie,
Cet objet, voyez-vous, de mon idolâtrie,
Peut ni'appeler comme soldat.
Adieu, mon rêve, adieu !.. œflis la France est si belle !..
Ah ! le pauvre berger sama mourir pour elle !..
A ce nom sacré, mon cœur bat !.. — »
Sait-on ce que contient d'héroïque puissance,
De véritable amour pour notre chère France,
Le cœur hardi d'un montagnard ?
La nature dît plus que Se secret des roses,
Aux humbles la nature apprend de nobles choses,
Et l'on meurt pour ua étendard !
.Adèle SOUCHÃES.
LA MARSEILLAISE DES MÉÃIES FRANÇAISES.
Vile, mes sœurs, à ia Pairie-,
Donnant tout et même.-, nos fils !
L'heure de ia chevalerie
Sonne partout dans le pays !
En nous, point de faible tendresse !