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BIBLIOGRAPHIE US Cette Ceuvre colossale, véiitable monument élevé par l'auteur à sa province, est, paraît-il, sur le point de voir le jour. Pendant que les planchts héliographiques, au nombre d'une centaine environ, se tirent à Paris, le texte s'imprime a Lyon, chez M. Waltener. Ce texte, d'un millier de pages, enrichi d'un millier peut-être de dessins, est dû aux meilleures plumes de la Diana; après une magis- trale introduction de M. de Meaux, nous visiterons avec M. Teste- noire-Lafayette Saint-Étienne et ses environs, avec M. Jeannez le Roannais, avec M. Vachez, Néronde et ses environs. Chacun des collaborateurs de M. Thiollier traitant ainsi le sujet sur lequel ses études jusqu'ici ont le plus spécialement porté, on comprend quelle haute valeur scientifique aura certainement cette vaste encyclo- pédie Forézienne. L'ouvrage, espère-t-on, sera terminé vers la fin de l'année ; il est tiré sur Japon et sur papier à la forme, à 600 exemplaires seulement, presque tous souscrits aujourd'hui. Avis aux retardataires. LA TOILETTE CHEZ LES ROMAINES, AU TEMPS DES EMPE- REURS, par L. C. CROCHET. — 1 vol. gr. in-40, de 71 pages. — Lyon, Sézanne frères, impr., 1888. Lorsque Bceltiger, décrivant dans Sabine les soins que les Romaines de l'Empire apportaient à leur parure, donnait à son livre ce sous- titre : La matinée d'une dame Romaine à sa toilette, je doute qu'il ait été d'une complète exactitude. Car, si l'on sait un peu ce qu'était cette toilette, le genre et la quantité de soins qu'elle comportait, le per- sonnel qu'elle nécessitait, la place qu'elle tenait alors dans la vie des femmes, il ne paraît pas possible d'admettre que la matinée pût suffire à un travail aussi compliqué. Les longues descriptions des poètes, Ovide, Martial, Plaute, Catulle, Horace et les autres, les allusions continuelles qu'ils font dans leurs ouvrages à la toilette des femmes de leur temps, indiquent assez à quel point de raffinement le goût de la parure était arrivé. K M - Août 1888. 10