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                     DES PÈRES CÉLESTINS                       127

   Pendant le cours de quatorze années, les R. P. provin-
ciaux, Jean Bonhome et Jean Bassandi travaillèrent puis-
samment en cette saincte entreprise, assistés des susdits
religieux là résidant ( r ) et des grandes aumosnes et cha-
rités des âmes dévotes qu'ils dirigeoient.
   En 1421, au mois de mars, le prince Louis, fils aîné
dudit duc Amédée, se rencontrant dans Lyon, à la prière
du R. P. Bisuntius de Vallibus, provincial, et qui premier
avoit donné commencement à cette oeuvre, ratifia ladite
donation et de plus donna de fondation 400 florins de
rente annuelle, en considération que son père n'avoit
donné que la place (quoyque grandement riche et puissant
 à l'égard de la petitesse de ses Etats), sa prudence et
magnanimité de courage relevant à l'égal de l'estime des
rois et monarques de son temps, auquel, en 1416, l'empe-
 reur Sigismond donna le titre de Duc dans le concile de
 Constance.
  En la même année et le 16 de juillet, le sieur de Tour-
non, Ode, troisième fils de Guillaume IV, seigneur de
Beauchastel et Serrières, substitua les P. Célestins de Lyon
par son testament en tous ses biens pour un quart et les
P. Célestins de Colombier, les P. Chartreux et les
P. Bénédictins de l'abbaye de Cluny pour les trois autres
quarts, sa fille, dame Magdeleine, épouse du sieur Antoine
de Lévi, sieur de Vautmar (2), mourant sans enfants.
(Vide au sac 42 les lettres R, 5, 6, 7 et 8.)



   (1) En marge : Vivants sous l'obéissance du P. Prieur de Colom-
bier et d'un R. Père vicaire local commandant pour luy, le P. Claude
Taillefer, procureur du monastère de Colombier, administrant aussi
celle de l'hospice de Lyon pour le temporel.
   (2) Sans doute, Ventadour.