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408 DOCUMENTS POUR SERVIR A L'HISTOIRE et frère d'Olivier de Serres, sieur du Pradel (i), qui mérita le glorieux surnom de père de l'agriculture, et ajoutons de la sériculture. Cette famille est aujourd'hui éteinte ; elle était divisée en plusieurs branches, dont l'une, fixée au bailliage d'An- nonay, est restée particulièrement attachée à la foi de ses pères ; elle donna, vers les xvie et xvne siècles, deux évê- ques à l'Eglise du Puy-en-Velay. Jean de Serres, comme son frère Olivier, appartenait aux seigeurs du Pradel, bail- liage de Villeneuve-de-Berg. Ils furent l'un et l'autre très- aimés d'Henri IV. Les calvinistes, comme je le faisais remarquer quelques lignes plus haut, se sont souvent servis de son nom si justement populaire pour couvrir leurs forfaits ; mais sa royale mémoire est sortie victorieuse des calomnies qu'on a cherché h répandre s ur cette grande figure de notre histoire nationale. Instruction baillée par nous soussignez députez des Eglises du Languedoc cy dessous spécifiées à vous nostre frère mon- sieur de Serres, ministre de la parole de Dieu en l'Eglise de Nismes, envoyé vers Vexcellence de Monseigneur et très illustre prince Monseigneur le duc Jean Casimir conte palatin du Rhin duc de Bavière, etc. Premièrement, après auoir présenté à son excellence tous (i) L'illustre Olivier de Serres publia le Théâtre de l'agriculture, qui l'a rendu célèbre. Il est sans contredit la plus grande illustration de ce nom. C'est à lui que la France doit la culture du mûrier ; il fut grande- ment soutenu dans son entreprise par Henri IV et son ministre Sully. Olivier fit faire de grands progrès à notre agriculture nationale ; sa ville natale, Villeneuve-de-Berg, ou du moins la ville qui revendique l'hon- neur d'être son berceau, lui a élevé dans ce siècle une statue.