page suivante »
310 INTERMÉDIAIRE LYONNAIS par l'ordre de la reine Marie de Médicis. M. Steyert devrait préciser et établir nettement les circonstances qui l'ont entraîné à l'attribution jusqu'ici conjecturale, formulée dans sa réponse trop incomplète. La Revue aurait une bonne page historique, et la question à résoudre, dégagée des suppositions qui la rendent plus obscure, serait en meil- leure voie d'une solution définitive. Aux explications que j'ai données (tome vu, p. 229) pour écarter le nom des Pazzi, j'ajoute l'analyse d'une note insérée dans l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, publié à Paris (tome xn, col. 703) : Avant son mariage, la future reine Marie de Médicis fit une visite à Marie-Made- leine Pazzi, religieuse de N.-D. de Mont-Carmel, illustre par sa vie austère et ses miracles, béatifiée en 1627. Elle lui demanda ses prières pour obtenir la réussite du projet d'al- liance avec Henri IV et la grâce d'avoir un Dauphin. La sainte religieuse demanda en retour le rétablissement des Jésuites (Extrait d'un manuscrit d'un père jésuite au xviie siè- cle). Cette démarche d'une Médicis auprès d'une Pazzi con- tredirait bien ce que l'on a supposé au sujet de l'inimitié vindicative de cette princesse contre les descendants des Pazzi conjurés en 1476, et la légende relative à la mutilation d'un mausolée superbe serait fortement infirmée en ce qui concerne soit cette famille qui ne paraît pas avoir eu un établissement à Lyon, soit la reine Marie de Médicis. Mais l'authenticité du manuscrit cité n'est pas certaine et les inductions qu'on en peut tirer ne sont point concluantes, relativement à la propriété ou à la destination du tombeau mystérieux. V. de V.