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              DOCUMENTS SUR NICOLAS BIDAULT                    30I
du maître se rencontre, çà et là, dans les Actes consulaires,
aussi bien que dans les pièces justificatives de la comptabi-
lité des anciens receveurs des deniers communs, dons et
octrois de la ville de Lyon. On le trouve encore dans les
comptes de dépense des trésoriers des deux hôpitaux de la
cité, maisons pour lesquelles Bidault travailla. Des men-
tions analogues pourraient enfin, j'imagine, exister dans
les vieux registres et autres papiers des fabriques paroissia-
les, sans compter les Actes capitulaires des communautés
religieuses de ce temps-là : j'entends dans ceux de ces docu-
ments qui, ayant échappé à la destruction, correspon-
draient à la période d'activité de l'artiste, car il est, sinon
certain, au moins présumable que les directeurs ou supé-
rieurs de ces derniers établissements durent mettre plus
d'une fois à contribution le ciseau du maître sculpteur
lyonnais, dont le talent s'exerçait de préférence sur les
sujets de sainteté.
    Et que l'on se garde bien de croire que ces investiga-
tions rétrospectives soient une chose indifférente et dé-
pourvue d'intérêt : loin de là, elles contribueraient au con-
traire à mettre en lumière les travaux de l'artiste, restés en-
sevelis dans l'oubli, et fourniraient ainsi les éléments du
catalogue de son Å“uvre.
    Quoi qu'il en soit, voici en premier lieu le contrat de
mariage de Nicolas Bidault :
    « A tous ceux que ces présentes verront, sçavoir faisons
« comme ainsy soit que mariage ayt efté traicté, lequel,
« aydant Dieu, sera solennisé en face de nostre mère
 « Sainte-Esglize, comme il est de bonne et louable cous-

bourg, Lyonnois, avec des extraits de la Description de Lyon, d'André
Clapasson, et quelques notes de MM. A. de Montaiglon et F. Rolle.
Paris, Edwin Tross, 1862, in-S.