Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                     FRANÇOIS-PAUL DE NEUFVILLE.                           455

   En 1726, le duc de Retz, neveu de notre archevêque, ayant
été nommé lieutenant de roi au gouvernement de Lyon, en
remplacement du marquis d'Arlincourt (1) fut présenté par
son oncle à l'Académie de Lyon, qui l'admit au nombre de
ses membres.
   L'année suivante, par une ordonnance du 28 janvier,Fran-
çois-Paul défendit aux ecclésiastiques de son diocèse de porter
la cravate et des jusles-au-corps de couleur, de fréquenter les
tavernes et les boutiques où l'on boit publiquement et des li-
queurs (2). Le 21 février suivant, il autorisa la Confrérie des
matelassiers à fonder, dans l'église des Grands-Carmes, une
chapelle sous le vocable de l'Ange gardien, pour y célébrer,
chaque année, la fêle de saint Biaise, leur patron.
   En ce temps-là, M. de Barcos ayant été nommé supérieur
des communautés religieuses, Petites écoles et Hôtel-Dieu de
la capitale, quitta Lyon pour retourner à Paris où il possé-
dait uncanonical dans la cathédrale (3).

sarig, pas même le régent, ne devait avoir d'entretien particulier avec le
Roi que le gouverneur n'y fût présent. — On sait que Lammonnoye qui fut
une des nombreuses victimes du système de Law, obtint, grâce à madame
de Caylus, et sans l'avoir demandée, une pension de trois cents livres que
le duc lui faisait payer le 1 e r janvier de chaque année. Œuvres déjà citées,
t. 1, p. 58. Voyez Les Villeroy, par M. Henri Morin-Pons, p. 26.
   (1) Par un acte du 11 octobre 1726, le Consulat fit une pension de mille
livres à Camille Falconet, médecin-du Roi, en récompense des soins qu'il
avait donnés au marquis d'Arlincourt dans sa dernière maladie. Le 2 sep-
tembre1 1728, il en fit une autre de trois ccnls livres à dame Elisabelh L'Heu-
reux, nourrice du comte de Sault, arrière-petit-fils du maréchal, en recon-
naissance des soins qu'elle s'était donnés pour son éducation.
   (2) Celte dernière disposition a été reproduite dans les Statuts de Mga
de Pins.
   (3) L'abbé de Bavcos mourut, âgé de 89 ans, le 19 mai 1764 ; il était
d'une maison alliée à celle des Foudras, et il avait professé la philosophie au
collège de Plessis. « C'étoit, disent les Mémoires du temps, un ecclésias-
tique recommandable, réglé dans ses mœurs, mais qui se plaisoit à fatiguer