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376 CLAUDE DE SAINT-GEORGES. Il restait deux communions générales à faire, celle des gar- çons et des hommes mariés. La première fut fixée au lende- main des fêtes de la Pentecôte ; et comme la plupart des jeunes gens, surtout les commis, lus facteurs et les clercs de palais, ne pouvaient assister aux exercices de la mission, il fut arrêté que, durant les trois fêtes, on les assemblerait, matin el soir, au Grand-collège, dans l'église de Saint-Joseph , et dans la chapelle de Saint-Alban. Ces trois locaux ne furent pas assez grands. Il fallut mettre, au Grand-collège, des gardes pour empêcher la confusion. Outre la chapelle de la Congré- gation des Messieurs, il fallut leur ouvrir celle des grands ar- tisans. « Toute cette jeunesse, dit le narrateur, reçut la pa- role de Dieu. » Le lendemain des fêtes (le mercredi 18 mai), la communion générale des garçons eut lieu après les proces- sions, et le nombre de ceux qui y assistèrent, malgré une pluie continuelle, fut d'environ cinq mille. La communion générale des hommes suivit de près celle des garçons, el fut la plus grave de toutes. Un homme de con- sidération, et dont la conversion dans un âge avancé avait sur- pris et édifié toute la ville, voulut faire un acte d'humilité et de pénitence ; il porta la croix dans la procession de la pa- roisse de Sainte-Croix. La relation ne nous donne pas le nombre des hommes qui assistèrent à cette cérémonie. Il y eut à la fin de la mission une quatrième communion générale, celle des enfants qui étaient admis pour la pre- mière fois à la sainte table. Le jour destiné à cette cérémonie, tous ces enfants au nombre de trois ou quatre mille, y com- pris ceux qui communiaient déjà , s'assemblèrent, les filles, aux Pénitents du Confalon, les garçons au Grand-collège; de là ils se rendirent à Saint-Nizier où l'évêque de Synope leur donna lui-même le pain des Anges comme il l'avait déjà fait dans la même église aux précédentes communions générales.