Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
368                 CLAUDE DE SAINT-GEORGES.

   Camille de Neufville avait toujours été secondé par des ec-
clésiastiques du plus grand mérite ; presque tous conservèrent
leurs emplois sous M. de Saint-Georges, qui eut pour ses
grands vicaires Bédian Morange, docteur de Sorbonne (1),
M.Terrasson, custode de Sainle-Croix, Antoine Sicaull, cha-
noine de Saint-Nizier, M. Sauveur de Manis et M. Odet
Croppet des Verneaux (2).
   À l'imitation de son illustre prédécesseur, M. de Saint-
Georges fit une visite pastorale de toutes les paroisses de son
diocèse. En 1692, il unit au séminaire de Saint-Irénée le
prieuré de Chandieu (3). L'année suivante, il se trouva parmi
les grands officiers de la Couronne qui accompagnaient à,pied
le roi, qui faisait à Versailles les stations du Jeudi-Saint.
   Le 10 juin 1699, les évoques de la province de Lyon, as-
semblés en cette ville par ordre du Roi, acceptèrent le bref
d'Innocent III, du 12 mars précédent, qui condamnait le
livre de Fénelon ayant pour titre : Explication des maximes
 des Saints sur la vie intérieure (4).
   Alors, et dès l'année précédente, avait déjà été porté au
Conseil du Roi le procès intenté par M. de Colbert, arche-
vêque de Rouen, à l'effet d'être déclaré indépendant de la
primatie de Lyon,. Celte affaire avait pris naissance à l'occa-
sion d'un visa accordé à M. de Sebouville, par M. de Saint-
Georges, pour la cure de Beauficet, située dans le diocèse de
Rouen, sur le refus d'un vicaire général de M. de Colbert.
Vainement M. de Saint-Georges s'efforça-t-il de prouver que

  (1) L'abbé Morange, un des plus savants théologiens de ce temps-là,
mourut vers 1703. Biogr. Didot.
  (2) L'abbé des Verneaux fut aussi officiai de l'archevêché, suivant
M. Morel de Voleine, il mourut doyen des conseillers de la Cour des mon-
noyes de Lyon.
  (3) V. l'Alm. de Lyon, 1760, art. CHANDIEU.
  (4) Paris, 1697, in-12, Catal, Falconet.