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362             SOCIÉTÉ LITTÉRAIRE DE LYON.

 consacré spécialement à l'examen de la grande ques-
 tion du progrès dans ses rapports avec la tradition.
 Notre confrère a démontré avec une éloquente logique
 que tout progrès véritable doit s'appuyer sur la tradi-
 tion pour obtenir la sanction de la justice et du droit.
    Le même rapporteur a présenté l'analyse d'un mé-
 moire de M. le docteur Payen sur le Progrès scientifique.
 Ce travail est une lumineuse exposition des découvertes
 merveilleuses opérées par la science moderne, à l'aide
 de la vapeur, du gaz, de l'électricité et de la chimie,
heureux triomphe de l'intelligence, présage de conquêtes
plus glorieuses encore, si l'homme sait les consacrer à
 la cause toujours féconde de la justice et de la civili-
sation.
    M. Pezzani nous a également fait connaître un im-
 portante étude de M. Joseph Tempier, secrétaire perpé-
tuel de l'Académie de Marseille, sur une des matières
les plus graves de la jurisprudence : La Reconvention.
L'origine, la légitimité, les conditions et le mode d'exer-
cice du droit auquel cette dénomination s'applique, sont
clairement exposés dans cet ouvrage, au double point
de vue des lois civiles et des lois canoniques. M. Pezzani
est parvenu, dans son analyse, à vaincre heureuse-
ment les difficultés qui résultaient de la spécialité abs-
traitp et souvent aride d'un pareil sujet.
    M. Lambron de Lignin, président de la Société archéo-
logique de la ïouraine , est, nous a dit M. Pau! Saint-
OliVe, un de ces travailleurs modestes qui, sans employer
les fanfares de la réclame parisienne, réussissent à re-
cueillir des matériaux précieux pour l'histoire de leur
pays.—Sous ce titre: Mélanges, joutes et tournois,