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CONSIDÉRATIONS
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LA QUESTION DU VITALISME ET DE L'ANIMISME
* PHOPOS DU LIVRii DE M. L E P R O F E S S E U R BOIÃILLIER,
INTITULÉ ••
Du principe vital et de l'âme pensante ;
PAR LE BOCTEVJR BARRIER,
Président de l'Académie impériale des sciences, belles-lettres et arts
de i yon (1).
En abordant la question du vitalisme et de l'animisme, je
me propose moins la critique de la solution adopte'e par
notre savant confrère que la détermination des bases de la
discussion. Ce problème, agité dans les écoles anciennes avec
une égale passion par les philosophes et par les médecins, a
cessé de nos jours d'attirer les efforts les plus actifs de la
science. Si beaucoup de métaphysiciens et de psychologues
modernes s'obstinent encore à affirmer l'importance des
questions abstraites de la vie et de l'âme , les médecins
en grand nombre les relèguent volontiers dans le domaine
de l'imagination, de l'hypothèse, je dirai presque de la
fantaisie.
Loin de moi cependant l'intention d'avancer que les mé-
decins de nos jours se contentent d'un grossier matérialisme
et nient la distinction des phénomènes de l'univers en plu-
sieurs ordres. S'il y a des êtres appartenant a la matérialité
simple, il en est d'autres qu'a juste titre on a dits vivants ou
doués de vie, et c'est encore avec raison que, parmi les
(1) Lu à l'Académie, séance du 20 mai 1862.