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DE LA CHIRURGIE AVEC LA MÉDECINE. 179
phile ou d'Érasiste, à l'empirisme ou au méthodisme,
cultivant tous les deux branches de la science médicale,
les réunissent également dans leur pratique et leurs pu-
blications. Nous arrivons ainsi jusqu'Ã Gelse qui va lui-
môme donner à l'hypothèse que nous combattons un
éclatant démenti dans son remarquable traité De re me-
dicâ en 8 livres ; une rapide analyse en administrera la
preuve : dans le 1 er et le 2° livre, ii s'occupe de la
matière de l'hygiène et en particulier du régime ; dans
le 3 e et le 4% des maladies qu'on traite parle régime
(il étudie ces maladies suivant les espèces, liv. 3, et sui-
vant les régions, liv. 4).
Dans le 5 e , il décrit les qualités particulières des médica-
ments, puis les maladies qui peuvent siéger dans tous les
points de l'organisme, enfin, dans le 6 e , les maladies
propres à chaque partie du corps, les unes et les autres
étant du domaine de la pharmaceutique.
Les deux derniers livres sont consacrés à la chirurgie,
le 7e aux maladies chirurgicales des parties molles et le
8e à celles des os.
Nous nous croyons en droit de conclure qu'il s'agit
ici non d'une division réelle de la médecine comme
science et comme art (car on ne voit nulle part dans son
livre que cette trifurcation correspondît à trois classes de
praticiens), mais seulement d'une formule didactique
divisant les maladies par catégories en prenant pour ba-
se la thérapeutique, comme les modernes l'établissent
d'après la nature ou le siège des maladies ; cette divi-
sion apparente n'est qu'une classification nosologique.
C'est aussi la conclusion à laquelle M. Daremberg est
déjà arrivé de son côté dans un mémoire fort intéres-