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180 RECHERCHES SDR LES RAPPORTS sant [De la division de la médecine, 2 e éd. 1852), et elle paraît rigoureuse. M. Kuhnholiz, dans son Eloge de Celse (in-8°, 1838, p. 29) admet aussi qu'il ne s'agit que d'une simple division de la thérapeutique, et non de la médecine elle-même. S'il restait encore quelque doute ou quelque scrupule, il suffira de citer le passage sui- vant de Celse lui-même, pour n'en laisser subsister aucun: « Il faut, dit-il, il faut savoir avant tout que les diverses parties de la médecine sont tellement liées entre elles qu'il est impossible de les séparer complète- ment, et qu'elles tirent leur dénomination seulement de la prédominance des moyens dont elles font un usage plus spécial. » (1. v. Proœm) Quoi de plus clair? Rappelons que c'est aussi ce qu'établit de son côté Scribonius Largus à peu près dans les mêmes termes (voy. note 11). Voici une dernière citation, tirée de Galien, qui dé- montrera non seulement que ces divisions étaient arbi- traires et théoriques, mais encore qu'elles variaient au gré de chaque auteur : « Ce n'est pas sans raison qu'on peut douter des véritables divisions de l'art médical, quand on voit les auteurs le diviser chacun diversement : et en effet vous pourrez entendre les uns fractionner l'art entier en pharmaceutique, chirurgie et diététique : la première qui traite par les médicaments, l'autre par le secours de la main, et la dernière par le régime ; après cela ils sous-divisent chaque section en d'autres parties, mais ils ne s'accordent guère à l'endroit de ces subdivi- sions; il en est d'autres qui divisent l'art en thérapeuti- que, qui est la médecine curative, et en hygiène qu'on appelle l'art de la santé ; il en est d'autres encore qui introduisent dans leur division principale la prophyla-