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284 CORRESPONDANCE INÉDITE
Guichenon a suivi dans son Histoire de Bresse et de Bugey
le plan el la division des matières lels qu'ils sont exposés dans
la lettre qui précède avec celte différence toutefois qu'il y a
ajouté une quatrième partie, la plus intéressante peut-être,
puisqu'elle renferme la reproduction in extenso de litres
précieux el fondamentaux pour l'histoire de nos provinces,
tels que: Fondations des monastères, Chartes d'affranchisse-
ment des villes. Légendes des saints, Hommages faits aux
souverains, Donations el Concessions faites aux églises,
Inféodalions et érections des principales terres de Bresse el de
Bugey. Il faul savoir gré à Guichenon de nous avoir laissé
les copies de ces documents essentiels dont les originaux ont
été pour la plupart dispersés ou détruits durant la fatale
période de 1793. Ce fut à l'imitation des historiens de son
temps el principalement pour déférer aux conseils et Ã
l'exemple de Duchesne que Guichenon enrichit son livre de
celle quatrième partie, comprenant très-bien que n'ayant
pas de devanciers dont il pùl invoquer le témoignage, il était
tenu de justifier les faits qu'il avançait par la production des
litres originaux auxquels il les avait empruntés. C'est ce qu'il
a pris le soin de nous apprendre lui-même dans la Préface
de son Histoire de Bresse et de Bugey. Ceux, dit-il, qui
écrivent des histoires particulières comme moi, et qui n'ont
point d'auteurs anciens qui agent écrit les choses de leur
temps, sont obligés pour donner foi à leurs ouvrages d'y ajou-
ter les preuves, el c'est en celle sorte que tous les historiens
modernes ont écrit et particulièrement l'incomparable Mon-
sieur Duchesne, la mémoire duquel doit estre en vénération
parmi les savants et les curieux. C'était en 164-5 que Gui-
chenon écrivait la Préface à laquelle nous avons emprunté
le passage qui précède, c'est-à -dire cinq ans après la mort
de Duchesne, lequel périt en 1640, à l'âge de 56 ans, écrasé
par une charrette en allant de Paris à sa maison de campa-