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DE GUICHENON. 285
gne de Verrière. L'éloge que Guichenon fait de ce savant
homme, aussi recommandable par les qualités du cœur que
par celles de l'esprit, était désintéressé et sincère. Guichenon
eul beaucoup à profiter de ses conseils et de ses recherches
qu'il communiquait libéralement à tous ceux qui les lui
demandaient. Ce grand homme laissa après lui un fils qui
hérita de son érudition et de ses travaux et que nous trouve-
rons plus tard au nombre des correspondants de Guichenon.
Sous la date du 2 octobre 1637, d'Hozier transmettait Ã
Guichenon la réponse de Duchesne et lui mandait les par-
ticularités suivantes :
« Je n'ay pu vous escrire plus tost, ni vous remercier de vos
extraits des généalogies de Lucinge et de Grillet, parceque j'ai
esté faire un petit voyage en Normandie pour voir Mr l'arche-
vêque de Rouen, qui est un de nos bons seigneurs et qui m'honore
de son amitié. Au retour de là , j'ay trouvé ma femme, grosse de
sept mois, indisposée, et mon fils aîné fort malade d'une fièvre
continue, accompagnée d'un grand rhume. Cela m'a mis dans des
embarras et des soins nompareils qui ne m'ont pas permis de
vous rendre mes devoirs avec amplitude. Je verray le bon M. de
Vaugelas et tireray infailliblement de luy la lettre que vous
désirez. J'ay rendu à M. Duchesne celle que vous luy avez escrit,
dont je vous envoyé la réponse qui contient quelque particularité
touchant la maison de Beaugé qu'il a cru que vous n'aviez peut-
estre pas.
Lettre de Duchesne à Guichenon.
Monsieur,
Je regrette infiniment de ce que je me trouve de beaucoup
plus privé en toutes sortes de recherches et de mémoires que
mes amis ne s'imaginent, mais particulièrement pour le dessein
que vous avez pris d'illustrer vostre contrée. La disette me
rend si honteux en vostre endroit que je m'estonne comment
je pouray ne pas rougir, quand vous reconnoistrez combien peu