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                   ET DU CANTON DE TRÉVOUX.                         33
 viléges particuliers aux terres qui en relevaient. Ce ne fut qu'en
 1515 qu'il fut réuni à la France.
    Vers la fin du XIIe siècle. Etienne de Villars donna à l'abbaye
 de l'Ile-Barbe une terre à Jaennac. En 1213, il prit en fief de
l'Église de Lyon ce qu'il possédait à Genay, et, la même an-
née, il lui donna les mêmes terres en gage, pour une somme
 qu'il en avait empruntée.
    En 1268, Genay fut brûlé par la bourgeoisie de Lyon, dans
la guerre qu'elle soutint contre le Chapitre de qui il relevait.
    En 1376, l'Église de Lyon confirma les privilèges et franchises
des habitants de Genay, pour les dédommager des dépenses que
leur avait occasionnées la reconstruction du château*
    En 1393, le comte de Savoie se saisit du château, en repré-
 sailles de ce que les officiers royaux de Lyon s'étaient emparé
de la terre de Saint-Bernard qu'ils prétendaient être de l'Em-
pire ; mais il le rendit après qu'on eût fait droit à ses récla-
mations.
    En 1398, les habitants de Genay et du Franc-Lyonnais se
mirent sous la protection du comte de Savoie, et, par suite de
leur dépendance, ils lui firent, en 1425, un don gratuit de 200
florins, pour lui aider à recouvrer les terres qu'il répétait du
roi de France.
   Genay a deux écoles. L'une, qui est pour les garçons, compte
80 élèves; l'autre pour les filles, dirigée par les sœurs de Saint-
Joseph, en a 60. Un notaire y est établi.
    L'industrie du pays consiste dans un dévidage de soie qui
emploie 60 personnes, et dans des ateliers de charronage où se
fabriquent les meilleures charrues des environs.
    Le territoire est très-fertile, surtout vers les bords de la Saône,
où une plaine nommée Champagne produit toute espèce de cé-
réales et de fruits ; il donne passablement de vin, et compte de
belles prairies bordées de peupliers d'Italie : on y cultive le
mûrier et la gaude, plante qui sert pour la teinture. Le sol est
un riche fonds d'alluvion.
   Genay est limite à l'O. par la Saône, au nord par le bief de
Massieux, qui fait mouvoir une scierie de pierres et deux mou-
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