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La France, toujours ardente et énergique dans ses lullesj
obtintpromptementj,dans le nouveau duel qu'elle engageacon-
pare leurs valeurs, tin comprend, en effet, que la diminution progressive
des prix, résultat de l'introduction des procédés mécaniques dans laprodue"
lion, dissimule considérablement la progression des exportations, c'est-à -dire
le développement réel du commerce anglais.
Le tableau qui précède donne aussi la preuve que depuis 1815 le progrès
du commerce extérieur de l'Angleterre a rencontré des obstacles qui ont
comprimé son élan et diminué ses succès.
Le chiffre des exportations anglaises de 1828 offre, en effet, â peu près
les mêmes quotités de valeur que celui des exportations de 1813. Il faut
cependant ici avouer que si, comme de raison, l'on lient compte de la dimi-
nution inbessante du prix des choses, on trouve encore le commerce exté-
rieur de l'Angleterre en progrès, vérité d'ailleurs simultanément applicable
aux autres nations.
Il n'est pas sans intérêt de compareravec le tableaurécapitulatifdu commerce
extérieur de l'Angleterre celui du commerce extérieur spécial de la France.
TABLEAU DES EXPORTATIONS FRANÇAISES A DIVERSES ÉPOQUES.
AKNÉES. VALEUR ES FRANCS.
1787 440,124,200 »
1789 440,975,000 »
1797 211,124,000 »
1800 271,575,604 »
1805 375,465,904 »
1808 551,330,832 »
1810 365,647,200 »
181S 422,147,776 »
1820 543,112,774 ..
1825 543,881,169 »
1830 452,901,341 »
1834 509,992,377 »
1835 577,413,633 »
1836 628,957,480 »
1838 639,000,000 »
La comparaison relative de ces chiffres prouve que : de 1787 Ã 1789, le
chiffre des exportations françaises est resté stationnaire.
De 1797 Ã 1800, ce chiffre fut de 45 pour cent moindre que celui de 1787.