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ARCHÉOLOGIE ROMAINE 317
radier et son soubassement ont environ om,7o d'épaisseur.
Ce monolithe artificiel repose sur le lehm qui lui sert de
fondation.
Lorsqu'on a déblayé le terrain, le canal était plein de
terre, il est donc difficile de savoir s'il avait été recouvert
avec des dalles posées à plat, ou en forme A • Sa confec-
tion a la plus grande analogie avec l'aqueduc qui dérivait, Ã
Bénévent, les sources Urcioli, établi sous la civilisation
Samnienne ou Étrusque.
La pente du canal est dirigée vers Lyon, cela résulte,
non d'une opération de nivellement, difficile à faire sur une
longueur restreinte, mais de l'écoulement de l'eau qu'on a
répandue sur le radier pour vérifier sa pente.
L'aqueduc a été trouvé dans la propriété Périsse, aujour-
d'hui Séguin, sise au nord de celle de M. Fougasse,
section D, parcelles nos roo, 113, 114, 115 du cadastre de
la Mulatière ; il a aussi été vu dans les propriétés situées
au nord de l'impasse Fontanières.
Dans la propriété Fougasse, l'aqueduc est à l'altitude 225,
227; de nombreuses sources fluent au-dessus de cette alti-
tude, notamment au bas de la montée de la Fournache, il
pouvait donc les recueillir. S'étendait-il au sud, jusqu'au
dessous des lieux dits la Ruelle, les Versières ? c'est
admissible, mais peu probable. Un fait certain, c'est que
lors de l'établissement de l'usine hydraulique de la Com-
pagnie Générale des Eaux, à Fontanières, il n'a été trouvé,
dans les terrassements, entre les cotes 220, 230, aucun
vestige du canal en question.
Il serait difficile de dire jusqu'Ã quel point l'aqueduc se
prolongeait vers Lyon ; au nord de l'impasse Fontanières,
a ligne d'altitude, 225, passe au-dessus du chemin, puis
elle descend au-dessous, elle s'y maintient jusqu'aux abords
N° 5. — Mai i8cf2. 22