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                  FORTIN DE LA HOGUETTK                     271

son devoir. Ses qualités avaient porté leur fruit ; c'était
justice. Il était ami de Bacon, qui lui confiait ses manus-
crits ; de Gassendi, de Matthieu Mole, des frères Dupuy,
de Peiresc, de l'historien de Thou et enfin de Hardouin de
Péréfixe dont il épousa la fille. Un jour, il se trouva libre
vis-à-vis son pays et il ne s'occupa plus qu'à bien élever ses
cinq enfants.
   Ses lettres sont de l'histoire. Elles peignent les faits, les
événements et les mœurs du temps. Quand elles sont
obscures, non pour ceux qui les recevaient mais pour nous
qui les lisons, de savantes annotations les éclairassent et
les font connaître. Nous qui avons vu naître la littérature
du jour, nous comprenons nos livres et nos journaux ;
mais quand nos arrière-petits-neveux trouveront sous leurs
yeux la Gomme, le Pschutt, les Raslaquouères et le brave
général, quels commentaires ne faudra-t-il pas pour faire
comprendre ces obscurités ? Nous souhaitons à nos pauvres
neveux un annotateur comme celui que nous avons sous la
main.
   Quant il nous, Lyonnais, ce qui nous plaît dans ces
récits d'un autre âge, c'est de retrouver toujours Lyon à
chaque pas et dans chaque événement.
   Qu'on fouille l'histoire du Moyen-Age ou de la Renais-
sance, au nord, au midi, à l'est comme à l'ouest, il n'est
pas de catastrophe, pas de fait qui ne touche, par quelque
point, à notre ville et qui ne ramène son nom sous la plume
de l'écrivain.
   Le livre que nous présente M. Tamizey de Larroque
ne fait pas exception à la règle.
   Qui, en pensant à la vieille famille de nos Villeroy, si
puissants chez nous de Henri IV à Louis XVI, n'a désiré
savoir où se trouvait la belle résidence qui leur avait donné