page suivante »
324 LE MAJOR GÉNÉRAL MARTIN. déployer de la bravoure et du sang-froid : chargé par le conseil de Calcutta de lever la carte du nord du Bengale, il déploie dans l'accomplissement de cette tâche délicate une rare habileté comme ingénieur et comme topographe. Le succès avec lequel il s'était tiré de cette mission le fit choisir pour un travail analogue à exécuter dans les Etats du nabab d'Oude. Là encore l'officier français fit merveille, et ce voyage dans l'Oude devait être le jalon le plus important de sa brillante carrière. Pendant le séjour de Claude Martin à Lucknow, le na- bab Sujah-uh-Dowla conçut de lui une si haute idée, qu'il sollicita et obtint de la Compagnie de le garder à sa cour en qualité de surintendant de son arsenal. Le prince indien ne pouvait faire un choix plus heureux ; Martin joignait, en effet, à une aptitude merveilleuse à com- prendre toute chose et à un goût spécial pour les scien- ces, un vrai génie d'organisateur et d'administrateur. Son infatigable activité lui permit de suffire à la fois aux fonctions dont il était chargé, à des études, à des recher- ches, à des applications scientifiques, à la création et à l'administration d'établissements industriels considéra- bles qui devaient être pour ces contrées une source igno- rée jusque-là de bien-être et de progrès parles relations quotidiennes qu'ils leur créaient avec le monde entier. Octave SACHOT. A continuer.