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200 CTUDE HtSTORlQtJL trouvait alors dans une situation fort critique. La plu- part de ses terres de la Bresse étaient conquises par le duc de Bourgogne et, pour sauver ses autres possessions, le sire de Villars en avait consenti vente aux ducs de Bourbon et de Savoie. Quant à Riverie et aux autres seigneuries appartenant à Humbert, du chef de sa pre- mière femme, Alix de Roussillon, elles paraissent avoir été cédées à Isabeau d'Harcourt, non point à titre pure- ment gratuit, mais pour la remplir de ses reprises ma- trimoniales. Au surplus Roussillon et Ànnonay lui avaient été donnés en douaire, au moment de son mariage (1). XV. DERNIÈRES ANNÉES D'HUMBERT vu. SES DÉMÊLÉS AVEC LE D C DE BOURGOGNE. ALIÉNATION DE SES SEIGNEU- U RIES. SON TESTAMENT ET SA MORT. — La vieillesse d'Huni- bert VII fut triste et malheureuse. Car ce fier chevalier eut la douleur, avant de mourir, de se voir dépouillé d'une grande partie de ses terres parle duc de Bourgogne. Un droit de suzeraineté assez douteux, ou tout au moins tombé en désuétude, que ce dernier prétendait avoir sur la seigneurie de Montréal, en Bugey, fut la cause de ce différend. En 1396, Humbert VII ayant re- fusé de rendre hommage au duc pour cette terre, Phi- lippe de Bourgogne fit prononcer par le parlement de Dôle la confiscation du Bef dénié et la condamnation du sire de Villars à une amende de 1,000 livres (3mai 1401). Et comme Humbert refusa d'obéir à cette sentence, Jean de Vergy, maréchal et gouverneur du comté de Bourgo- (1) Noms féodaux, v° Villars-—Guichenon. Histoire de la Bresse. — LaTeyssonnière. Recherches historiques sur le département de l'Air. IV, p. 173 et s. — Archives dit département du Rhône- Inventaire- de Saint-Jean. Esther. f« 136.