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266 BIBLIOGRAPHIE. rie, l'an de Rome 787 (1 ), d'une famille noble A l'âge de six ans, il récitait déjà avec succès, devant une assemblée do gens distingués, le monologue de Caton, sur le point do se donner la mort; des circonstances heureuses le lièrent avec des hommes vertueux qui résistaient aux entraîne - ménts de la décadence morale de cette époque, et les hommages que plus tard il rend à son maître Cornutu;- font voir combien il avait profité dans cette société. 0 maître, si jamais j'ai demandé cent voix, C'est qu'elles a tiraient pu vous redire cent fois Comme au tond de mon cœur j'ai gravé votre image, El tout ce que pour vous j'ai d'indicible hommage. Le traducteur, jetant un coup d'oeil sur l'ensemble do l'œuvre de Perse, nous le montre occupé, dans ses quatre premières satires, à opposer, au développement graduel des débordements de Néron, les lois de la morale et les dogmes de la philosophie stoïque. Dans sa cinquième s a - tire, il s'adresse à la foule, dont Néron caresse les plus mauvais instincts ; la sixième flagelle les pourchasseurs d'héritages, et, après ce dernier combat, il s'éteint tran- quillement au sein de sa famille, à l'âge vingt-huit ans. M. Gérard entre ensuite dans de grands détails sur chacune des six satires, qui composent le bagage de Perse. La première attaque surtout le mauvais goût littéraire et artistique encouragé par Néron lui-même, et le traducteur fait allusion» à nos romantiques blasés, qui naguère encore « voulaient retourner à la naïveté, à la négligence, à la barbarie même de l'antiquité. » La deuxième satire est dirigée centre les désirs exorbi- tants de luxe et de jouissance matérielle, qui se tradui- sent par des vœux adressés aux divinités. Perse indignée s'écrie : Qui vous a conseillé d'abaisser, ô Romains, Les dieux jusqu'au niveau de vos coupables mains? 1) Rome l'ondée l'an loi avant Jésus-Christ.