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 34                      ÉTUDE HISTORIQUE
 la Porte, celle de Bertrand, celle de Puvignon, celle de
 Pariole et celle de Pons de Lorme (1).
    Ce traité reçut, en outre de l'approbation des 'deux
 Artaud, celle de l'archevêque Renaud, en sa qualité de
 tuteur du fils d'Artaud III.
    Cette tutelle est difficile à expliquer. Mais comme elle
 ne s'exerçait qu'au sujet de la seigneurie de Riverie, qui
 appartenait à Artaud IV du chef de sa mère, il est pro-
 bable qu'elle résultait, soit d'une disposition particulière
 du testament de cette dernière, soit des droits de suze-
 raineté que possédait le chapitre de Lyon sur cette sei-
 gneurie.
    On ne peut, en effet, supposer qu'Artaud III fût, à rai-
 son de son âge avancé, impropre à l'administration des
 affaires, puisque cette transaction était due à ses soins.
 D'ailleurs, l'année suivante (1220), nous le voyons passer
directement un accord avec l'Eglise de Lyon, au sujet de
l'hommage de la terre de Riverie, que le traité de 1173
imposait aux possesseurs de cette seigneurie, mais qui
répugnait sans doute à l'orgueil d'Artaud.
   Le chapitre réclamait instamment cet hommage, en se
fondant surtout sur la reconnaissance du droit de suze-
raineté faite au chapitre par Hugues de Vers. Mais là ne
se bornaient pas ses prétentions. Il revendiquait en outre,*
les droits que lui avait concédés Ilion de Riverie, cha-
noine de Lyon. Enfin, il exigeait des réparations pour
les dommages causés aux terres du chapitre, soit par-
Pons de Glenne, soit par Artaud lui-même.
   Artaud, de son côté, élevait des prétentions sur le port
que le chapitre possédait à Lyon sur le Rhône. Il récla-

   (1) Mazures de l'hle-Barbe, p. 529. — Archives du Rhône. Inven-
taire des titres du chapitre de Saint-Jean. Esther, f" 196.