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CHRONIQUE LOCALE. 114
les comptes ouverts entre Dieu et les hommes. Lyon est riche de ce côté.
Sujet moins sérieux.
Le 6 février, M Challcmcl Lacour, préfet du Rhône, a quitté notre ville
sans avoir éveillé, paraît-il, dcbirn violentes sympathies. Trop tiède au goût
du parti avance.trop libre-penseur et trop etinenndes croyances religieuses
au gré des sérieux catholiques, si nombreux à Lyon, trop faible vis-à -vis
des émeutes au dire des hommes d'ordre, vivement attaqué par les
journaux conservateurs, il a été peu défendu par le journal de son bord qui
a mis son insuccès sur le compte de défauts ou de qualités incompatibles
avec les exigences de l'administration. «Il f ut le dire, déclare le Progrès,
celle charge était peut-être plus lourde pour lui que pour beaucoup d'au-
tres, à cause de la nature même de son cspiit.
« M. Challemel est, avant tout, un littérateur, un artiste, un homme d'es-
prit et d'imagination. Il est bien difficile que ers qualités portées au point
où les possède M. Cliallemcl. puissent se concilier avec les nécessités de
précision et d'ordre en quelque soi te mécanique qui sont nécessaire- à l'ad-
ministrai ion. » — On ne peut en inter un ami avec plus de politesse.
Il est là lieux alois qu'on mette un Lamartine ou un Walter Scott dan*
une place qui demanderait un ViUèle ou un Guizot.
M Challemel .1 était pas d'ailleurs i trang