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106                           NÉUROLOGJE.
      me de bien, l'un de? plus distingués, des plus riches pro-
      priétaire du Beaujolais ; souche féconde d'où sxnt sortis, par
      les femmes, les Royé-Belliard, les Charvériat, les Sauzey;
      puis eu seconde et troisième générations, les Vilton , les
      Duporl-Saint-Clair, les Richard, les Sauzet, et bien d'autres
      rameaux aussi vivaces que nous oublions encore.

   Belles et nobles familles lj-onnaises qui pleurez, vos
enfants sont morts glorieusement pour la patrie. L'an-
tiquité païenne vous aurait présenté comme consolation
unique le souvenir honorable que leurs concitoyens
conserveront de leur mémoire et de celle des innombra-
bles victimes de cette guerre horrible. Memori hœc tïbi
mente recondent.
   Mais le christianisme, pour tempérer votre douleur et
celle de tant d'autres familles françaises, aussi cruelle-
ment frappées, après vous avoir dit aussi que leur sou-
venir vivra comme celui des Macchabées, vous cite en
outre la belle parole de Judas, le frère aîné, le vaillant
général : De resurrectione benè et religiosè cogitans, et
vous garantit que les palmes que vos fils ont recueillies
au champ d'honneur, seront immortelles !
                                                    A.   HODIEU.




                       LOUIS CARREY.
   L'année est cruelle pour nos amis.
   Le 5 février de cette année. décédait à Antibes, où il était allé cher-
cher un climat plus doux, un peintre aimé à Lyon, un artiste dans la plus
haute acception du mot, écrivain et penseur, causeur original, mécanicien
et chanteur, gai, doux, aventureux souvent jusqu'au paradoxe, on peut
ajouter généreux jusqu'au désintéressement; mais parmi les peintres, ceci
n'est pas une exception.
  Louis Carrey, fixé à Lyon depuis 1848, était né à Rouen en 1822. A