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472           ARMOIRIES DE LA VILLE DE LYON.

   Lesdites lettres patentes, en date du 27 février 1819, fu-
rent accordées, et déposées aux archives de la ville. Elles
sont écrites sur parchemin, et scellées du grand-sceau royal
à double queue de soie rouge et verte. Les armes de Lyon
furent donc, depuis cette époque , de gueules au lion d'ar-
gent grimpant, armé à dexlre d'un glaive, au chef d'azur
chargé de trois fleurs de lis d'or, en face.




   En 1830, le décret ne fut point abrogé, mais, pour ne pas
heurter les idées nouvelles, on substiiua simplement des
étoiles aux fleurs de lis. C'était une absurdité héraldique,
ne signifiant absolument plus rien.
    Aujourd'hui, la restauration de nos principaux édifices a
nécessité celle de nos armoiries placées sur la façade. Ainsi,
à l'Hôtel-de-Yille et a l'Hôtel-Dieu, on a relevé les anciennes
armes de Lyon, telles qu'elles avaient été établies au mo-
ment de la construction de l'édifice. C'était, du reste, la
seule chose qu'il fût convenable de faire. Quant a la fontaine
des Brotteaux élevée en 1860, comme un témoignage de
reconnaissance envers l'empereur Napoléon III, il semble
qu'il doit en être autrement, et que le rétablissement de
l'empire, en 1852, autorise naturellement celui de tous les
signes distinclifs et emblèmes de l'Empire, et par conséquent
les armoiries actuelles paraissent devoir être conformes à
celles décrétées par l'empereur Napoléon 1 er . Mais comme
l'ordonnance royale du 27 septembre 1814 n'a point été ré-