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SOCIÉTÉ LITTÉRAIRE. 279
à l'exclusion des lettres, dans l'amour de l'argent et l'esprit
de spéculation. Je regrette que le cadre restreint de ce
compte-rendu ne me permette pas de reproduire les déve-
loppements de ces considérations élevées, philosophiques et
d'une si haute moralité, elles rappellent à ma mémoire l'opi-
nion d'un juge dont personne ne contestera l'autorité.
L'Empereur Napoléon Ier expliquant à MM. de Fontanes
et Fourcroy ses idées et ses plans pour l'organisation de l'en-
seignement national, leur disait :
« Il me faut des élèves qui sachent être des hommes, et
« vous croyez que l'homme peut être homme s'il n'a pas de
« Dieu ! Sur quel point d'appui posera-t-i( son levier pour
« soulever le monde, le monde de ses passions et de ses fu-
« reurs? L'homme sans Dieu , je l'ai vu à l'œuvre depuis
« 1793 ! cet homme-là , on ne !e gouverne pas, on le mi-
« traille ; de cet homme-là j'en ai assez ! Pour former
« l'homme qu'il nous faut, je me mettrai avec Dieu; car, il
« s'agit de créer et vous n'avez pas encore trouvé le pouvoir
« créateur! » (M. Ambroise Rendu et l'Université de
France).
En instituant l'Université, Napoléon Iev mit à la seconde
place, dans le conseil supérieur, un évêque (Mgr de Bausset),
puis plusieurs laïques profondément dévoués à la foi catholi-
que : MM. de Bonaid, de Jussieu, de Nougarède, Delamalle,
Guénaud, de Mussy, etc.; parmi les recteurs : MM. de Sèze,
Ampère, les abbés Eliçagaray, d'Humières, d'Andrez, etc.
La Société a reçu de M. Rallier, membre correspondant,
plusieurs publications intitulées : Les gloires du roman-
tisme appréciées par leurs contemporains ; — Lettres d'un
Bénédictin, faisant suite au même sujet ; — La santé de
l'esprit et du cœur.
Les deux premiers ouvrages sont une critique de la littéra-
ture moderne ; M. Jules Rambaud vous en a présenté l'ana-