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                      SOCIÉTÉ LITTÉRAIRE.                    277

l'avocat marseillais la traduction anonyme, publiée en 1689
sous la rubrique d'Anvers , mais, qui paraît sortir des presses
de Lyon; ilciteplusieurs pièces de vers exlrailesde ce Pétrone,
les compare aux imitations de Pétrarque insérées dans le
Mercure, el s'attache a démontrer que les unes elles autres
appartiennent, à l'avocat Chalvet.
   La Société Littéraire de Lyon ayant reçu l'invitation de se
faire représenter au Congrès des délégués des Sociétés sa-
vantes des départements, ouvert, à Paris, le 2 avril 1861,
Messieurs Delorme, membre titulaire , Boullée, membre
honoraire cl MahuI, membre correspondant, ont bien voulu
accepter la délégation auprès de ce Congrès.
   C'était la première fois que notre Société élail représentée
dans la réunion des délégués des Sociétés savantes ; vous
aviez autorisé M. Delorme à exprimer le vœu qu'une statue
soit élevée à Gerson; celte proposition a trouvé parmi les
délégués des Sociétés savantes de la France et de la Bel-
gique l'accueil sympathique qu'elle avait reçu parmi
nous.
   Gerson, né en 1363, d'une famille obscure, fut élevé au
collège de Navarre et devint chancelier de l'Université en
1395. Il montra, dans toutes les occasions, un courage, une
droiture, une sagesse admirables. Après l'assassinai du duc
d'Orléans, en 1408, il ne craignit pas de s'élever contre le
duc de Bourgogne, auteur de l'attentat. Il défendit avec une
égale fermeté les libertés de l'Eglise gallicane; il combattit
les hérésies et, dans plusieurs conciles, il occupa le rôle prin-
cipal. — E\ilô, dégoûlé des grandeurs el dès affaires, il se
liwa à l'étude de la philosophie chrétienne et aux pratiques
de la charité la plus humble. 11 fondait la philosophie sur les
intuitions de l'Ame. Plusieurs savants croient qu'il fut l'au-
teur de l'Imitalion de Jésus-Christ, attribuée par d'autres Ã