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CHRONIQUE ARCHÉOLOGIQUE. 225
Abouzit, M. Gaullieur, Mgr Depéry, le général Dufour, et
tout récemment M. de Saulcy. On en trouve également la
preuve, fort bien établie, dans les Mémoires de Trévoux
du mois 4e juillet 1713.
Napoléon 1 er place, de même, ce retranchement de
Genève au mont Wuache, et détermine, avec sa concision
et sa netteté ordinaires, le nombre d'hommes et le temps
qu'il fallut pour l'établir.
II.
QUELLE MARCHE ONT SUIVI LES HELVÈTES, POUR SE RENDRE VERS
LA SAÔNE.
Les Helvètes allaient chez les Santons, en traversant le
territoire des Séquanes et des Edueus ; partis du Pas de
l'Écluse, ils ont suivi à peu près la route actuellement dé-
crite par le chemin de fer; pris la vallée de l'Albarine, jus-
qu'à l'embouchure de cette rivière ; de la ils se sont
dirigés vers la Saône, notamment par le Plantay et Sandrans,
où l'on voit encore les traces d'une route romaine, très-
probablement superposée a une voie celtique.
Ils étaient au nombre de 368,000. On peut, sans exagé-
ration, supposer qu'ils avaient au moins 30 Ã 40 mille chars,
pour le transport de leurs provisions pendant trois mois, et
pour faciliter la marche des vieillards, des femmes et des
enfants.
Un tel nombre suivi d'un tel matériel exigeait un déve-
loppement considérable. Les Helvètes ont donc dû néces-
sairement se porter sur la Saône, par divers points, de
Trévoux à Montmerle, ou vis-à -vis de Belleville, lieu d'où
partait une route de la Saône à la Loire, la plus directe pour
eux pour aller chez les Santons.
Ils durent surtout déboucher en grand nombre vers
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