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DU PONT DE LA GUILLOTIÈRE. 51 da à perpétuité deux processions, dont l'une se rendait à l'Ile-Barbe, et l'autre à la Chapelle du Pont-du-Rhône existant déjà (1). Il n'est pas douteux cependant que la construction de ce pont dura plusieurs années, enfin qu'elle fut reprise, abandonnée et continuée à diverses époques, et avec des ressources diverses. Jusqu'en 131-4, les religieux de Haute-Combe avaient été chargés de l'administration des hôpitaux de la ville de Lyon ; mais ne pouvant plus supporter cette lourde charge et faire face à cette dépense trop au dessus de leurs ressources, ils convinrent avec les religieux de la Chassa- gne-sur-Anse, et, après en avoir obtenu le consentement de Pierre de Savoyeet du Chapitre de Lyon, de remettre à ces religieux l'administration temporelle et spirituelle des maisons hospitalières de la ville, et de tous les biens qui leur appartenaient, moyennant une somme de onze- cents livres viennoises. À l'époque de cette transaction, le frère Etienne, recteur du pont, l'avait fait reconstruire ou plutôt avait activé la continuation de cette reconstruction, usant, pour terminer ce travail, de toutes les resources économiques que lui présentait la combinaison de la charpente avec la maçonnerie (2). En 1316, ces travaux duraient encore, car pendant le séjour que le pape Jean XXII fit à Lyon, les habitants de la ville vinrent le trouver pour se plaindre de ce que l ' a b b é d e la C h a s s a g n e , c o m m i s à la recette et à la distri- ct) Histoire de Lyon, par Monfalcon. Péricaud, Notes et documents, p. 15. (2) Histoire chronologique du Grand-Hôtel-Dieu, parDagier, 1830.