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                    DU M O T DE LA GUILLOT1ÊRE.                            7f/

terribles inondations arrivées à Lyon dans le VIe siècle (1) ?
ou fut-ii détruit par les Sarrazins, qui, partis d'Espagne
en 725, traversèrent le Languedoc, culbutant les "Visi-
goths, s'emparèrent d'Avignon, de la Provence et du
Dauphiné, remontèrent le Rhône, détruisant tout à leur
passage, et arrivèrent à Lyon comme un torrent furieux ?
On sait que la ville fut, à cette époque, pillée, et saccagée ;
que les Sarrazins, quand ils n'eurent plus à tuer, se ru-
èrent sur les édifices ; employant le fer et le feu , i!s ren-
versèrent et brûlèrent toutes les églises; les murailles elles-
mêmes furent démolies; enfin les constructions romaines,
restées debout pendant tant de siècles, s'écroulèrent sous
leurs coups. Lyon fut en ruine pour la seconde fois.
    Quelques écrivains, et nous citerons, particulièrement,
l'ingénieur Gauthier, prétendent que l'époque à laquelle
appartient la majeure partie des constructions du pont dont
il nous reste encore cinq ou six arches, car dans son état
actuel, il est tout aussi bien l'œuvre de notre temps
que celle des temps passés, remonte au XIIe siècle. Ce
pont aurait été construit sur le Rhône en même temps que
ceux d'Avignon et du Saint-Esprit.
    On sait, dit M. Gauthier, qu'à la fin de la deuxième

   (1) Pendant la cinquième année du règne de Childebert II, en 580, le
Rhône et la Saône, après de longues et abondantes pluies, passant par dessus
les limites qui leur servaient de rivages, causèrent des pertes immenses à
la population, et renversèrent quelques parties des fortifications de la ville.
Toute la muraille d'enceinte, qui touchaitaux deux fleuves, fut emportée et
l'on allait en bateau dans une partie des rues de Lyon. (Voyez Histoire de
Lyon, Monfalcon.) En 592, le débordement fut si considérable, que les Lyon*
nais, dit l'abbé Pernetti, se repentirent d'avoir quitté l'ancienne habitation
de la montagne, et qu'ils furent obligés de. s'y retirer. (Voyez Tableau de
Lyon, par l'abbé Pernetti.)