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SUR RICHARD DE LAPRADE. 23
tière, de nouveaux secrets de la nature. Les phénomènes
vitaux, sans doute, sont plus complexes, plus variables que
les lois de la physique et de la chimie; ce n'est point une
preuve que les forces sont différentes, et encore moins op-
posées dans les corps vivants et dans les êtres inorganiques.
Mais, si par l'expérimentation, on parvient à découvrir bien
des faits encore inexpliqués, il est trop probable que, dans
les régions de la vie elle-même, il en restera d'autres que
la science n'atteindra jamais sans usurpation.
Il n'entre point dans ma pensée de contrôler devant vous,
toutes les publications de Richard (1), je me contente d'ex-
primer le vœu de les voir réunies dans un corps d'ouvrage
avec quelques-uns de ses écrits inédits; ce serait la un mo-
nument honorable et pour sa mémoire et pour la médecine
lyonnaise.
La réputation du professeur est éphémère, s'il n'expose que
d'une manière fugitive, dans ses cours, ses pensées et ses
doctrines. Richard l'avait compris; aussi, bien qu'il aimât
mieux lire, méditer que composer et écrire, il se préparait Ã
imprimer ses leçons, lorsque privé inopinément de sa chaire,
ce projet fut abandonné par lui. Son Essai sur les éludes
médicales, son Introduction à la médecine clinique, ses Elé-
ments de pathologie générale, sa Médecine clinique, obser-
vations recueillies a l'Hôtel-Dieu de 1816 a 1830, sont dès
(1) Notre collègue a disséminé dans les journaux de médecine, de nom-
breux mémoires ou articles qui, pour la plupart, ont plus d'intérêt ou
•l'importance que n'en présentent ordinairement les productions de cette
nature. Nous citerons entre autres : ÃSintroduclion placée en tête du journal
de médecine de Lyon, publié par notre Société de médecine; un Mémoire
sur le traitement du rhumatisme par le tartre stibié à haute dose. (Le re-
mède a été porté jusqu'à 20 grains en 24 heures); un fragment de philoso-
phie médicale, ayant pour titre : Ebauche d'une leçon sur la nature des
maladies.