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SUR RICHARD DE LAPRADE. 19
C'est également une profession de foi, un programme, et
une attaque ; il ne faut donc pas s'étonner de la polémique
violente qu'il souleva.
Quelle que soit l'aridité des questions que je vais aborder,
bien que pour un grand nombre de ceux qui m'écoutent,
elles soient peut-être d'un faible intérêt, il m'est impossible
de passer sous silence les doctrines, la philosophie médi-
cale du docteur Richard de Laprade, puisque c'est d'elles
principalement qu'il a tiré son élévation et sa force : comme
elles ont occupé une très-large place dans ses études et
dans ses travaux, je dois les formuler, en les résumant
devant vous.
Les diverses parties dont se compose la médecine sont
liées entre elles par une foule de rapports; toutefois, chacune
a ses faits propres. Il n'est rationnel ni d'isoler, ni de con-
fondre les sciences médicales ; elles s'éclairent mutuelle-
ment, sont tributaires et non corollaires les unes des autres.
Ainsi, c'est une erreur de croire la médecine pratique sous
la dépendance des autres branches ; elle existe par elle-
même, repose sur des faits qui lui appartiennent en propre :
ces faits sont les maladies.
Recherchant l'utilité, l'importance des principales divisions
établies pour l'étude, Richard, afin de déterminer leur valeur
respective et individuelle, s'efforce de fixer les limites de
leur influence. L'anatomie la plus sévère ne conduit pas,
par une induction immédiate, a la physiologie ; on ne recon-
naît les actions vitales et les fonctions des organes que par
l'observation directe.
L'anatomie pathologique elle-même, qui a fourni des lu-
blie près les hôpitaux de Lyon, le 15 novembre 1826, par M. R. de La-
prade, professeur de clinique.
Imprimé par ordre du conseil d'admiuistration des hôpitaux.
(De l'imprimerie de L. Pcrriii, 1827)