page suivante »
424 ANNE DE GEIERSTE1N.
LA COMTESSE.
Quelle journée affreuse !
De nous sauver je vous prie à genoux !
ANNE à Arthur qui accourt armé.
Toute défense est insensée,
Fuyez !
ARTHUR.
Je demeure avec vous,
N'êtes-vous pas mafiancée?
SCÈNE IX.
Les Précédenls, ALBERT blessé mortellement.
ALBERT.
Elle est à toi. Reçois-la de mes mains.
Vous avez eu pareille destinée ;
Ainsi que toi, sans biens, abandonnée ;
Comme elle en proie à des temps incertains !
Moi, j'ai fini mes jours sur cette terre,
Tout a manqué sous mes pieds impuissants,
Ne songez plus a l'Angleterre.
ANNE, ARTHUR.
Nous vous emmènerons, mon père.
ALBERT.
Je compte mes derniers instants.
ALBERT, ANNE, ARTHUR.
Les cris s'approchent. La mêlée
Nous entoure...
LA COMTESSE.
Pitié pour moi !
ALBERT.
De cette femme échevelée,