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DES BEAUX ARTS. 401
tant de ses tableaux, mais au moins sa couleur, quoique vive et
brillante, est exempte de tons faux et criards ; et ce que j'ai vu
de lui, me paraît justifier d'une façon plausible la grande réputa-
tion dont il jouit en Angleterre et môme sur quelques points du
continent. Malgré cela, s'il m'a paru être égal à MiJe Rosa Bonheur,
notre premier peintre d'animaux, tout en tenant compte de la
différence qui existe entre la peinture et la sculpture dans leurs
conditions respectives d'effets , je le crois inférieur à notre grand
animalier, M. Barye ; M. Ansdell, qui peint aussi les animaux et
qui a exposé un tableau d'un assez grand effet, le Tueur de loups,
m'a semblé n'être pas an niveau de M. Landseer; M. Maclise et
M. Mulready traitent plus spécialement les scènes de genre ; il
en est de même de M. Leslie et de M. Hunt, tous ces artistes
ont entre eux de nombreux points de ressemblance. Je n'entrerai
donc pas dans le détail de leur exposition ; il excéderait trop fa-
cilement les bornes qui me sont imposées par l'étendue de cet
article, je renvoie à cet effet le lecteur aux comptes-rendus si
pleins de couleur et si exacts que M. Théophile Gautier a taits de
l'Ecole anglaise dans le feuilleton du Moniteur. Parmi les aqua-
rellistes, M. Cattermole occupe à juste titre la première place;
malgré l'opinion que j'ai des ressources précaires que donnent
comme style et comme effet la peinture à l'aquarelle, traitée
même dans les grandes dimensions, je suis forcé de reconnaître
que M. Cattermole en a tiré un parti supérieur à ce que j'en at-.
tendais. Hamilton de Bothwel et Sir Biorn aux yeux étincelants
ont eu à cause de cela les honneurs d'une publicité à laquelle je
me plais à rendre hommage. Malgré cela , l'aquarelle n'en de
meure pas moins à mes yeux'un genre tout à fait secondaire, plus
digne de remarque par le mérite d'une grande difficulté vaincue,
que par la valeur d'un effet toujours pauvre et mesquin. M. Cor-
bould , M. W . Hunt, M. Leslie, M. Tayler figurent honora-
blement à côté de M. Cattermole, et je regrette de ne pouvoir en
entretenir plus au long les lecteurs de la Revue. Les meilleurs
portraits de la galerie anglaise, ceux de Sir W. Ross, sont égale-
ment à l'aquarelle ; on voit que cette peinture, beaucoup moins
cultivée en France , tend à devenir, en Angleterre, une produc-
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