Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
               SUR LE GKANft-THÉAÃRE DE LYOK.                    34]
voyance de sa part. Après dix ans d'expérience il a fallu renoncer
aux deux rangs de loges. Ceux qui les avaient désirées et même
demandées ne les avaient pas louées, les idées du public s'étant
modifiées depuis 1830 avec la forme du gouvernement. On ne vou
lait plus de loges privées et on redemandait des galeries publi-
ques , parce que les premières étant restées inoccupées, la dif-
férence des recettes rendait toute direction impossible sans une
subvention considérable. La substitution d'un parterre assis et
commode à celui du théâtre Soufflot où l'on était debout, dimi
nuait aussi de beaucoup le bénéfice du directeur, malgré
l'augmentation du prix des places.
   Cependant si l'on voulait se rendre compte du revenu que de-
vaient former les deux rangs de loges et l'ajouter aux recettes du
nouveau théâtre, on aurait trouvé une différence très-avanta-
geuse sur celle de la salle Soufflot : le calcul, du reste, en avait
été fait. Quant à ceux qui ont prétendu que la salle ancienne
contenait plus de places que la nouvelle , c'était soutenir que la
partie est plus grande que le tout, la surface de la salle ayant été
agrandie de l'emplacement entier des cours obscures d'où les
chambres des acteurs tiraient leur peu de lumière et d'air infect.
   Il serait donc de la plus grande iniquité de rendre M. Chena-
vard responsable des conséquences de cette disposition qui exis
(ait déjà dans plusieurs théâtres de Paris , notamment au Théft
tre-Français et à celui de l'Opéra-Comique, après lui en avoir fait
une des conditions du programme qui lui a été imposé. Quant à
l'administration de M. Lacroix-Laval, après avoir accordé les
loges particulières à de nombreuses réclamations, elle ne pouvait
pas prévoir que quatre ans plus tard une révolution, mettant à
l'ordre du jour des idées entièrement opposées , modifierait l'opi-
nion au point de voir redemander les galeries publiques par ceux
qui en exigeaient alors la destruction (1).
  Quelques jours après le rapport de M Terme, la commission
du conseil fit le sien par l'organe de M. Prunelle et conclut h

  (i) Ce môme public jçde-mande aujourd'hui un certain nombre de loge;
particulières,