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264                              VARIÉTÉS.
ractère et de l'importance de ces pièces, que les lettres de Cou-
thon et du général Parthouneaux, que nous publions dans notre
numéro de ce jour, étaient destinées à figurer parmi celles que
l'éditeur réservait au numéro prochain de sa Revue qui traitera
de l'histoire du Lyonnais. Le directeur du Cabinet historique veut
bien promettre à notre Revue de renouveler fréquemment ses
intéressantes communications, et nous prenons avec empresse-
ment acte de ses bonnes dispositions. Nos lecteurs se rappellent
la lettre du vertueux Couthon insérée dans le numéro du 31 jan-
vier 1834, 43 e livraison, page 89 ; ils ne liront pas avec un moin-
dre plaisir celle que nous leur offrons aujourd'hui. La recette
pour prendre Toulon, recette qu'on pourrait appliquer à la prise
d'autres villes, présente à elle seule le plus vif intérêt.             A.V.


             ARISTIDE COUTHON AUX FRÈRES ET AMIS.

                         Clerniont-Verrand , le 26 brumaire de l'an II de
                           la République, une et indivisible.

          CITOYENS COLLÈGUES ,

    Je suis parti de Ville-Affranchie huit jours plus tard que je ne l'avois an-
noncé, parce que ne voyant arriver personne pour nous remplacer, j'ai
cruqu'ily avoit de grands inconvéniens à laisser le pays sans représentants.
L'état affligeant dans lequel j'ai trouvé le département du Puy-de-Dôme,
par rapport aux subsistances dont il s'est dégarni pour alimantcr (sic) la ma-
jeure partie de l'armée qui a vaincu les rebelles de Lyon, cet état affligeant
me force de rester à Clermont Ferrand encore une huitaine pour prendre et
faire exécuter sous mes yeux les mesures qu'exigent les circonstances. Ce
temps m'est d'ailleurs nécessaire pour finir de purger les mauvaises admi-
nistrations. Vous sçavés que notre Directoire , et une partie des membres
 du Conseil du département sont à la Commission de justice populaire. Les
agents infidèles s'étoient coalisés avec ceux de Lyon, dans l'espérance de
former ici une nouvelle Vendée, mais le peuple s'est heureusement levée (sic)
et la contre-révolution qui était évidement (sic) le but de ces messieurs a été
 arrêtée. J'ai livré un combat à mort aux prêtres, aux saints, aux cloches,
 et à toutes les reliques possibles ; j'espère que sous peu de jours j'aurai des
 trésors dans ce genre à annoncer à la Convention nationale. J'ai déclaré
que toutes les étoffes des églises , après quelles auroient été dégalonnées ,