page suivante »
ANNE DE GEIËRSTEIN.
Tout notre ennui s'est effacé.
Comme autrefois elle est aimable,
Comme autrefois il est sensé.
Je vais vous préparer la table.
SCÈNE IV.
ANNE, ARTHUR.
ANNE.
Annette ! Annette !
ARTHUR.
On n'entend plus ses
Elle est joyeuse et bonne fille.
ANNE.
Nous la traitons comme de la famille.
AHTHCR.
• Ici vous ne m'attendiez pas.
ANNE.
Loin de moi ruse mensongère,
Je vous attendais.
ARTHUR.
Oh ! bonheur !
ANNE.
Non seul, mais avec votre père
Et sous la garde de l'honneur.
Arthur, chassez toute folle pensée,
Calmez le feu de vos regards,
Ne me croyez pas insensée ;
Ne comptez pas sur les hasards.
C'est aujourd'hui l'heure dernière
Où vous vous approchez de moi ;
Une d'Arnheim est trop aitière
Pour vous donner jamais sa foi.