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210 NÉCROLOGIE lée, de la région du Mont-d'Or, M. Leymerie propose la classification adoptée depuis pour les grès de Chessy. Il les range dans le keuper qui, lui-même, forme la partie infé- rieure du groupe des terrains existant entre le système houiller et le système des. calcaires de Couzon ou terrain jurassique. Le keuper, avec son compagnon le trias, qui fournit presque tous les sels gemmes et les gypses de notre région de l'est, forment la masse des montagnes vosgiennes centrales. Ces roches ayant fourni la plupart des éléments qui ont servi à la constitution des premières assises secon- daires, il en est résulté la nécessité de créer pour ces cou- ches secondaires inférieures un groupe spécial que M. Ley- merie a constitué le premier et désigné sous le nom à 'In- fralias, généralement adopté aujourd'hui par tous les géolo- gues. En 1838, M. Leymerie publie encore deux notes dans le Bulletin de la Société géologique de France. C'est d'abord une étude « sur le diluvium alpin du département du Rhône. » Dans cette note, il étudie le terrain que forme l'ensemble des cailloux superciels autour de Lyon. Il indi- que que les cailloux de ce dépôt sont presque tous en quart- zites et que, dans la masse profonde de ce terrain, on trouve rarement de gros blocs. Ceux-ci ne se montrent que vers le sommet et sur le flanc oriental des monticules. En géné- ral peu arrondis, ces blocs sont le plus souvent distribués par lots, c'est-à -dire qu'ils sont épars par places isolées les unes des autres. Ce dépôt repose, dit M. Leymerie, sur un autre terrain formé de débris de roches- des environs immé- diats de Lyon, et est recouvert par une puissante assise de lehm. Les géologues ont emprunté cette expression,ainsi que celle de loess, aux Allemands. Ils les emploient pour désigner deux états ou manières d'être différentes de ce dé- pôt terreux, jaune, rougeâtre, ocreux qui recouvre tout le