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206                     KTUfiE HISTOIÃŽtQri-:

elle en fit donation aux habitants de Saint-Symphorien,
à la charge d'employer les revenus aux dépenses d'un
repas annuel, où se réuniraient, pendant les trois jours
des fêtes de la Pentecôte, le clergé et les notables de cette
petite ville, avec la noblesse des environs, et pour lequel
on devait tuer six bœufs gras, et mi nombre suffisant
de moutons.
   Ce festin pantagruélique de trois jours eut lieu, en eff'ei,
pendant un siècle et demi, dans la maison donnée parla
dame de Villars. Suivant les intentions de la fondatrice,
il devait servir à entretenir parmi les convives, Vamitié
et la bonne intelligence. Mais il arriva, au contraire,
qu'il fut l'occasion de fréquentes querelles, au sujet de
la préséance. Avec le temps, il s'y introduisit aussi des
abus qui déterminèrent les habitants de Saint-Sympho-
rien à donner à cette fondation une destination plus utile.
Ils demandèrent au roi l'autorisation de l'affecter à l'éta-
blissement d'un collège pour l'instruction de la jeunesse,
et cette faveur leur fut accordée par des lettres patentes
du roi Charles IX de l'an 1561 (1).
   Mais, à la fin de sa vie, Isabeau d'Harcourt se plut à
faire des fondations d'une nature moins profane. Ce fut
alors aux églises et aux monastères que s'adressèrent ses
libéralités. Les églises de Saint-Jean et de Saint-Paul
de Lyon eurent surtout une large part dans ses bienfaits,
que rappelait une inscription de l'an 1438, existant avant
1653, dans cette dernière église, contre la muraille du
chœur, à droite du grand autel. L'église de Saint-Mau-
rice de Vienne ne fut pas oubliée non plus par la dame
d'Harcourt, comme le témoignait aussi une inscription
de l'an 1439, rapportée par Chorier et cachée aujourd'hui

   l i Archivée! du département in Rhône, D. 354.