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138                     ÉTUDE HISTORIQUE

  Aymar de Roussillon testa le 10 mars 1365 (n. st.) et
sa mort arriva vers la fin du même mois. Dans son testa-
ment il institua pour héritière universelle, Alix, sa fille
unique, épouse d'Humbert de Thoire-Villars, damoiseau.
11 élut sa sépulture dans la chapelle des Roussillon de l'é-
glise de Saint-Maurice de Vienne, où ses prédécesseurs
étaient inhumés. Il donna à un des fils d'Ainard de la
Tour, seigneur de Vinay, qui avait épousé une de ses
nièces, la terre de Surieu et à Recordance de la Tour
500 florins d'or. Enfin il fit remise à ses sujets de la
terre de Roussillon des lods et plaids qu'ils pouvaient
encore lui devoir. Ses exécuteurs testamentaires furent
Ainard de la Tour, seigneur de Vinay, Jean Guichard,
surnommé Bochu, Guigonin de Surieu, dit Corbellon,
chevaliers, et Guillaume de Seissuel, damoiseau, châte-
lain de Roussillon (1).
   Avec lui s'éteignait la descendance masculine des sei-
gneurs de Roussillon-Annonay. Cette noble famille avait
eu, dans nos contrées, toutes les illustrations et tous les
honneurs qu'on pouvait obtenir aux temps de la féoda-
lité. Dans l'Eglise comme dans la carrière des armes, on
les vit au premier rang partout, et leur puissance était
semblable à celle de ces grands vassaux de premier
ordre qui traitèrent souvent d'égal à égal avec la
royauté. Ses représentants eurent sans doute toute la
rudesse des mœurs de leur époque. Mais si l'histoire a
gardé le souvenir de leurs excès, elle n'a point oublié
non plus leur générosité et leur renommée de vaillants
chevaliers.
  Après Aymar, le nom de Roussillon ne se retrouve

   {1) Chorier. Hist- du Dauphiné, II, p. 358. — Huillard-Bréhollts.
Inventaire, etc., n' 2908,