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422          D'UN MUSÉE HISTORIQUE A LYON

de l'Italie et y attirent en si grand nombre des visiteurs de
tous les pays.
   Ces réflexions viennent naturellement à l'esprit, en
constatant à Lyon l'absence d'un musée qu'il eût été plus
facile d'y créer que dans toute autre ville de France ; je
veux parler d'un musée des antiquités, — je ne dis pas des
antiques, il existe déjà au Palais Saint-Pierre, — mais des
antiquités lyonnaises depuis les temps les plus anciens
jusqu'à la Révolution; une sorte de musée archéologique
et historique contenant tous les objets d'art, toutes les
curiosités, et même les objets les plus simples et les plus
ordinaires, pourvu qu'ils puissent servir à l'histoire de la
cité lyonnaise et à celle des mcenrs et des usages de ses
habitants.
    Qu'avons-nous, en effet, au Palais Saint-Pierre ? nous
avonsjun musée en quelque sorte universel, où les échan-
tillons de l'art de presque tous les peuples et de tous les
temps se trouvent assemblés. On y voit des tableaux et des
statues de maîtres italiens, flamands, espagnols et français.
Les vases grecs, étrusques, les amphores romaines, s'y
rencontrent à côté de nos vases de Sèvres ; il en est de même
pour les bronzes, les ivoires, la céramique et la ferronnerie,
où l'art étranger, italien, allemand, espagnol, grec et
byzantin y est représenté au moins autant que l'art français.
En réalité, l'élément étranger y domine. Pour s'en rendre
compte, on n'a qu'à prendre le Catalogue sommaire de 188"] ;
sur les 250 numéros réunis dans la section d'Archéologie
et du Moyen Age qui nous intéresse le plus, il en existe
à peine une quinzaine qui soient attribués à des Lyonnais,
ou placés sous la dénomination de travail lyonnais. C'est
donc là un musée général ; ce n'est pas un musée lyonnais.
    Je ne prétends pas critiquer par là son existence ni