Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                DE SAINT-FRANÇOIS-D'ASSISE                 l<)

quée, on se demande ce que doivent devenir les affaires
importantes. Ne nous plaignons pas trop néanmoins, car '
c'est grâce à ces papiers que nous arrivons à surprendre,
souvent d'une façon inattendue, certaines manifestations
de la vie religieuse. C'est grâce à eux que je signale les
faits suivants :
   Le tènement des Religieux du Tiers-Ordre mouvait de
la directe de la Grande-Custodie de Saint-Jean. Il y eut à
ce sujet des contestations entre les religieux, qui s'en
disaient affranchis, et M. le comte Emmanuel Charpin de
Genétines, grand custode.
   Le zèle des Franciscains était manifeste : ils avaient
organisé un tiers-ordre parmi les personnes qui vivaient
dans le monde, ils les réunissaient dans un lieu désigné,
et là leur donnaient les instructions nécessaires. Le
 19 mars 1664, M. l'abbé de Saint-Just, vicaire-général de
Lyon, donna aux Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François-
 d'Assise en l'état séculier l'autorisation de s'assembler en
 quelque lieu particulier pour en recevoir les instructions
 particulières à leur état de la part de quelques religieux
 dudit ordre.
    Parmi ces Sœurs séculières, il y avait une dame Eme-
 rande Rival, veuve de sieur Daniel Vaure. Elle possédait
 un beau et grand crucifix de bois qui lui avait été donné
 par Mgr le cardinal de Richelieu, archevêque de Lyon.
 Elle le légua, par testament du 30 juillet 1659, aux religieux
 Franciscains de la Guillotière. Mais cette honorable dame
 avait un fils qui s'était fait carme-déchaussé. En sa double
 qualité de fils et de religieux, il voulut garder ce pieux
 souvenir de sa mère. Mais les Franciscains firent des récla-
 mations, et un accord survint entre eux et les Carmes
 (27 janvier 1681), portant que ledit crucifix resterait entre