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                      PHILIPPINE WELSER                     193

broch, l'usage fréquent des eaux de Carlsbad et de Lucques.
Il est à regretter que nous n'ayons pas sur les premières
années de Philippine autant de renseignements que sur les
dernières (13).
   Au mois de février 15 80, le seigneur de Kolowrat ayant
épousé Catherine de Payrsberg, le mariage fut célébré
solennellement à Innsbruck, en présence de l'archiduc et de
Philippine. Peu de semaines après, Philippine perdit sa
tante Loxan (15 avril 1580), et dès le lendemain, elle fut
saisie elle-même d'un malaise si violent, qu'elle dut prendre
le lit. La faiblesse ne faisant que croître et aucun remède ne
ramenant les forces, Gampasser, curé d'Innsbruck, pensa
qu'il y avait danger de mort, et avertit la malade, le 23 avril,
de songer à l'éternité. Le même jour, Philippine se confessa
et le lendemain matin, entre cinq et six heures, elle com-
munia avec une grande dévotion et reçut, quelques instants
après, l'extrême-onction.
   Cependant son entourage n'osait pas encore parler d'une
mort prochaine; ce fut Philippine qui mit elle-même la
conversation sur ce sujet. Se tournant d'abord vers son époux,
elle le pria de lui pardonner si elle n'avait peut-être pas
toujours agi conformément à sa volonté. Elle lui recom-
manda ensuite, ainsi qu'à son frère Charles, ses femmes de
chambre et ses domestiques. Elle appela enfin ses deux fils.
André avait vingt-deux ans et Charles vingt. Elle leur
recommanda de faire toujours la joie de leur père et leur
dit adieu. Elle prit congé des ducs Ferdinand de Bavière et
Ottheinrich de Brunswick; elle engagea son cousin Jaroslas
de Kolowrat à toujours obéir à l'archiduc. Elle songeait à la
vie future ; elle demandait qu'on lui parlât des choses de


  (13) HlRN. II.337-358.