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126 SOCIÉTÉS SAVANTES Séance du 29 avril 1892. — Présidence de M. Lavirotte. — La correspondance contient une circulaire de la station viticole de Ville- franche, indiquant les diverses précautions à prendre contre la cochylis, pour prévenir, en temps utile, les dégâts causés l'an dernier par cet insecte. — M. Lavirotte appelle l'attention des hommes spéciaux sur une épidémie d'avortements qui s'est déclarée chez son fermier, sur quatre vaches laitières qu'on utilise aussi pour le labour. — M. Gensoul rapproche ce fait de l'épidémie qui fait périr un grand nombre de veaux à la vacherie modèle de Semur. Les causes sont encore inconnues ; des études sérieuses ont été entreprises. — La récente exposition d'horti- culture fournit le sujet de plusieurs communications et donne lieu à une discussion sur les causes de la disparition progressive de diverses espèces végétales spontanées. Séance du 6 mai 1892. — Présidence de M. Burelle. — La séance est occupée tout entière par diverses communications qui font surgir deux circulaires du Syndicat pour la dépense des industries de l'éclai- rage, relatives au projet de dégrèvement du pétrole qui doit bientôt venir en discussion devant le Parlement. Dans l'une de ces circulaires, le Syndicat expose que Je dégrèvement du pétrole ruinerait la culture des graines oléagineuses, mettrait les stéariniers et les exploitants de schiste dans l'impossibilité de continuer leur industrie, troublerait profondément un grand nombre de bassins houillers, et toutes les industries annexes liées aux industries de l'éclairage. La seconde circulaire est consacrée à une réfutation du discours prononcé à la Chambre des députés, le 15 décembre 1891, par' M. Viette, l'un des promoteurs du projet de dégrèvement. Plusieurs membres, après avoir fait observer combien la question soulevée est complexe et difficile à résoudre, font un exposé de l'état de plus en plus précaire de la culture des graines oléagineuses dans le nord de la France, aussi bien qu'en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, et déclarent qu'il leur semble bien difficile de relever cette culture, étant donnée la formidable concurrence des huiles de graines exotiques et des huiles minérales, sans compter cette circonstance que les tourteaux de colza ne valent pas, pour la nourriture du bétail, ceux de copra, d'arachide, de sésame, de palmiste, etc. Séance du 20 mai 1892. — Présidence de M. Burelle. — De nouvelles