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20 LE TIERS-ORDRE
les mains du Fr. Henri, carme-déchaussé, fils de la dame
Rival, sa vie durant, et qu'après le décès dudit Frère, il
serait remis aux dits Religieux de la Guillotière, et pour
en reconnaître l'identité, Mgr l'archevêque y fit déposer au
pied le cachet de ses armes.
Cette portion du xvne siècle est toute pleine des guerres
de Louis XIV. Le grand roi fit ce qu'avaient déjà fait
maintes fois ses prédécesseurs, il demanda au clergé les
secours pécuniaires dont il avait besoin. On sait avec quel
patriotisme le clergé répondait à cet appel ; il s'assemblait
et votait les subsides demandés ; c'étaient les dons gratuits
et il tenait à ce mot pour bien signifier que ces dons
étaient volontaires. Un roi de France voulut les exiger, il
ne put rien obtenir. Or, lorsque Guillaume d'Orange est
assis sur le trône, la guerre recommence, cette guerre ter-
rible et longue de la ligue d'Augsbourg, qui passe par
Staffard.e, La Marsaille, Fleurus, Steinkerque, Nerwinde
pour arriver à la paix de Ryswick. Il nous reste, au cou-
vent de la Guillotière, quelques traces des contributions
d'alors. En 1690, au mois de juin, le clergé de France
s'assemble à Saint-Germain-en-Laye, et vote 12 millions
à cause de la guerre et des besoins du roi. Les Fran-
ciscains sont taxés à 100 livres, payables en cinq fois; la
totalité des cotes du diocèse de Lyon monte à 78,490 livres.
En 1694, le roi demande encore 4 millions, les Fran-
ciscains sont taxés à 20 livres payables en deux fois. Je
le répète, ces dons gratuits sont fréquents à cette époque.
Mais sortons de ces menus faits, qui ne sont que des
épisodes, pour arriver à l'historique de certaines mesures
prises parles archevêques de Lyon, et qui eurent sur la vie
du couvent un contre-coup prolongé.