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314 LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON membres, comme par les services qu'elle rend, — les Sociétés de médecine et de pharmacie, — et la Société Linéenne. Chacun de ces corps savants se mit aussi résolument à l'œuvre, en suivant des routes spéciales, mais pour contribuer toutes au développement des sciences. L'instruction publique se réorganisait en même temps. Le collège de la Trinité, si florissant sous l'habile direction des PP. Jésuites et des Oratoriens, avait été fermé aussi par la Révolution. Une école centrale y avait été d'abord installée, mais l'organisation de ces écoles avait été si défectueuse que l'Etat s'était vu obligé de les fermer. Les Lycées les avaient remplacés. Le Lycée de Lyon installé, le 4 juillet 1803, eut pour proviseur Bérenger et Champa- gny pour censeur ; Jauffret prononça le discours d'ouver- ture ; cette grande école prospéra bi«ntôt. L'instruction industrielle, grâce à la libéralité du major général Martin devait aussi être organisée plus tard ; toutefois, l'école de La Martinière ne put s'ouvrir qu'en 1826. - La religion n'avait pas été oubliée, non plus, par le grand régénérateur de Lyon ; il rouvrit nos églises pro- fanées par les saturnales de la Révolution, les séminaires dévastés, et le nouveau clergé dirigé par le cardinal Fesch sut se faire entourer bientôt d'une grande considération. « Il serait difficile, dit M. Montfalcon, de donner une exacte idée de l'empressement des Lyonnais à fréquenter les églises et à suivre les pieuses cérémonies du culte ; toutes les classes de la société rivalisaient de respect pour la foi catholique ; dix années d'anarchie et de proscrip- tion avaient donné à cette même foi plus d'ardeur et rendu la piété des habitants plus démonstrative. » L'imprimerie était, nécessairement, tombée, à Lyon, avec la Révolution, dans un état de décadence complet.